Sheriff O'Braddy Membre régulier


   Age : 34 Inscrit le : 25 Sep 2007 Messages : 112 Localisation : Top Secret - Classified - Langue : français, anglais, allemand, espagnol
| Sujet: Une crise qui n'inquiète pas le patron de Saint Gobain Jeu 11 Oct - 7:00 | |
| Pas d'inquiétude pour Pierre-André de Chalendar, P-DG de Saint Gobain, qui estime que la crise financière de cet été ne devrait avoir qu'un impact limité sur les marchés de la construction et l'activité industrielle. Il reste optimiste pour la fin de l'exercice 2007 et au-delà.
| Citation: | "Pour l'instant, je ne vois pas de contamination significative de la crise financière vers le reste de l'économie industrielle - même si un ralentissement global n'est pas à écarter - et la dynamique des pays émergents reste très forte", a-t-il dit lors d'une interview.
"Jusqu'à présent, la partie non résidentielle aux Etats-Unis marchait plutôt bien et cela pourrait se renverser maintenant. Mais nous sommes moins présents que ce que l'on aimerait dans ce secteur et donc la baisse du non résidentiel, si elle se produisait, aurait un impact plus faible pour nous (que pour nos concurrents)", a indiqué Pierre-André de Chalendar, estimant que la rénovation n'était pour sa part pas trop touchée.
"Pour Saint-Gobain, la composante rénovation est importante et le groupe est porté par des fondamentaux solides liés aux économies d'énergie et aux nouveaux standards d'amélioration de l'habitat. Nous maintenons notre scénario 2007", a dit Pierre-André de Chalendar.
Il a également répété qu'il entendait poursuivre la stratégie de Saint-Gobain consistant à donner la priorité aux marchés de l'habitat "en partant du client".
Interrogé sur d'éventuels contacts concernant le projet de vente du pôle conditionnement, Pierre-André de Chalendar a répondu : "Oui, il y a un certain nombre d'acheteurs qui sont venus nous voir. On se prépare, mais pour l'instant je n'ai rien d'intéressant ou de nouveau à vous dire".
"J'avais indiqué que nous n'avions pas fixé de calendrier et que nous n'avions pas déclenché le processus à ce stade. Aujourd'hui, je suis dans le même état d'esprit : l'objectif est d'optimiser les conditions dans lesquelles se fera cette cession", a-t-il ajouté.
"S'agissant du portefeuille et de la stratégie du groupe, j'ai accéléré la cession du renforcement, on a bien vendu Desjonquères et donc, pour le conditionnement, nous viserons là encore à maximiser la valeur pour nos actionnaires", a-t-il également souligné en insistant sur l'amélioration des résultats du pôle et sans souhaiter donner de calendrier.
"Il y a des contraintes financières. Après Maxit nous sommes plutôt dans le haut de la fourchette d'endettement. Sauf opportunité exceptionnelle (de faire une acquisition de taille importante), l'idée est quand même de commencer par vendre avant d'acheter", a indiqué Pierre-André de Chalendar en précisant que le groupe privilégiait des acquisitions petites et moyennes.
Concernant Wendel, qui a annoncé le 26 septembre son entrée au capital de Saint-Gobain - dont il détient 6% du capital et 5% des droits de vote -, le directeur général de Saint-Gobain a déclaré : "Ils m'ont appelé (...). Je considère que c'est une reconnaissance de la stratégie que j'ai annoncée. Je vais les rencontrer, comme tous nos actionnaires significatifs".
Evoquant le "Grenelle de l'environnement" et le potentiel d'économies d'énergies dans la construction, il a estimé : "Saint-Gobain a une palette tout a fait unique de produits dans le domaine de l'habitat pour répondre à ce défi majeur d'économies d'énergies et de la lutte contre l'effet de serre (...) C'est clairement un élément qui va tirer la croissance du groupe de façon importante". |
_________________ "La loi doit avoir autorité sur les hommes, et non les hommes sur la loi." - Pausanias.
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Stans Fondateur


   Age : 56 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 10789 Localisation : Bruxelles Langue : Français Emploi/loisirs : Histoire, politique
| Sujet: Re: Une crise qui n'inquiète pas le patron de Saint Gobain Jeu 11 Oct - 11:58 | |
| Pourquoi tout irait-il mal en France ? _________________ Bruxellois bonapartiste, rattachiste et fier de l'être !
«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD |
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Ti' Breton Administrateur


   Age : 47 Inscrit le : 06 Déc 2006 Messages : 718 Localisation : Antibes Langue : Français Emploi/loisirs : Patrimoine culturel
| Sujet: Re: Une crise qui n'inquiète pas le patron de Saint Gobain Jeu 11 Oct - 16:52 | |
| Parce que tout va mal Stans... Il s'agit à mon sens d'un problème de société plus que d'économie. D'une part nous ne disposons pas d'un patronnat qui accepte dans ses grandes largeurs (il existe des poissons volants qui ne constituent pas la majorité de l'espèce) la notion de partage, il n'y a qu'à voir le scandale des stocks options ou des ponts d'or offerts aux grands patrons demissionnaires, sans parler des délits d'initiés...
Sarkozy ne peut l'ignorer...N'oublions qu'à la base les 35 heures n'étaient pas forcément une folie, puisqu'il s'agissait d'une meilleure répartition du travail pour de nouvelles embauches...Or qu'est-il advenu ? Dans la fonction publique, pratiquement aucun recrutement supplémentaire, dans le privé guère plus, et les patrons se sont jetés sur les contrats d'embauche temporaires à moindre frais pour un minimum de CDI...D'où échec à l'arrivée. Les heures supplémentaires aujourd'hui sont de la même veine... Sait-on seulement que dans le secteur commercial par exemple deux patrons sur trois ont préféré faire appel depuis les 35 heures aux heures sup plutôt qu'à l'embauche, et que sur cette base les 2/3 ont payé jusqu'à ce jour ces HS à un taux inférieur sur les petits salaires au noir, de la main à la main ? De la sorte il est évident que peu de patrons accepteront le nouveau principe des HS et que tout restera en l'état...De la résistance des employés ? Ils seront invités à aller chercher ailleurs du travail et comme la solidarité n'existe plus dans ce beau pays il y aura toujours des collègues prêts à bosser à leur place... Je pourrai multiplier les exemples à l'envi, c'est ainsi, et si je critique les patrons je n'en pense pas moins des ouvriers ou des employés dits "moyens" qui ne comprennent pas que la situation ayant évollué depuis les 30 glorieuses le train de vie ne sera jamais plus comme il l'était à cette époque... D'où des grèves ridicules et inutiles, des refus de revenir sur les acquis sociaux...Rien que ce mot donne la nausée...Il ne peut y avoir d'acquis social, c'est une hérésie...Ce genre de clownerie est totalement dépendant de la conjoncture économique internationale, un point c'est tout...On ne peut donner que ce que l'on a et aujourd'hui, faute de faire passer ce principe, nous en sommes à 125 000 000 000 d'euros de déficit budgétaire....O tempora O mores... |
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Stans Fondateur


   Age : 56 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 10789 Localisation : Bruxelles Langue : Français Emploi/loisirs : Histoire, politique
| Sujet: Re: Une crise qui n'inquiète pas le patron de Saint Gobain Ven 12 Oct - 6:55 | |
| Personnellement je suis contre les heures sup car rallonger une journée de 8 heures confine à l'esclavagisme même s'il est rétribué et peut avoir des conséquences sur la vie de famille ! Je préfère conserver l'essentiel et me passer du supperflu et laisser au plus vite ma place aux jeunes plutôt que de les voir glandouiller ou dealer dans nos rues ! _________________ Bruxellois bonapartiste, rattachiste et fier de l'être !
«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD |
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Ti' Breton Administrateur


   Age : 47 Inscrit le : 06 Déc 2006 Messages : 718 Localisation : Antibes Langue : Français Emploi/loisirs : Patrimoine culturel
| Sujet: Re: Une crise qui n'inquiète pas le patron de Saint Gobain Lun 15 Oct - 13:32 | |
| Raisonnement un peu simpliste Stans, car l'essentiel - dans certains lieux et compte tenu de certains salaires versés - est-il atteint dans le cadre des 35 heures hebdomadaires ? Un SMIC voire un salaire de cadre B ou même A dans certaines régions une fois encore suffit-il à assurer cet "essentiel" ? Ce problème nécessite de la souplesse dans son approche et son application...Et puis, une fois encore selon le métier que l'on fait, 8hoo de travail par jour n'est pas forcément synonyme d'esclavage... Quant au temps libre (fouttaise socialisante des 35h00) il est parfois difficile à meubler lorsqu'on ne peut y consacrer une somme supplémentaire... |
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